Prenez l’habitude de joindre les mains en allant à la communion. Mais pourquoi ?

7774453241_un-pretre-prie-les-mains-jointes-le-24-juin-2006-a-la-cathedrale-notre-dame-de-paris-archives

Toujours réalisé à la perfection par les enfants lors de la première communion mais aussi par les servant d’autel, certains pénitents, prêtres et autres, il est l’un des premiers gestes de prière que l’on apprend au catéchisme. C’est une attitude spirituelle qui a une très longue histoire et riche en symboles. Comme quoi, on ne joint pas les mains au hasard lorsque l’on prie, surtout au moment de prendre la communion.

La Bible ne fait pas expressément mention de la prière les mains jointes. Et ce n’est que vers le IXe siècle, indique-t-on, qu’elle apparaît dans l’univers de la chrétienté. Par la suite, peintres et sculpteurs l’ont représentée dans leurs œuvres, même si l’action se déroulait à des époques antérieures à cette pratique.

Une histoire riche en symboles

Prier les mais jointes traduit une posture d’oraison, de présence devant Dieu et le sacré. Même si c’est par la suite que la coutume des mains jointes a été introduite dans l’univers chrétiens, il faut savoir que dans l’antiquité chrétienne, la coutume était de lever les mains, dans l’attitude d’offrir ou de recevoir, comme à certains moments de la messe lorsque le prêtre lève les mains. C’est l’attitude de celui qui prie, ainsi qu’en témoignent les fresques des catacombes romaines.

Toujours sur le plan historique, il convient de souligner encore que joindre les mains rappelle le geste très ancien d’enchaîner les mains des prisonniers. C’est pourquoi ceux qui allaient être martyrisés, qui avaient les mains jointes, pouvaient alors prier. Dans le monde romain, une personne qui avait été capturée pouvait éviter la mort immédiate en adoptant ce geste des mains jointes, dans une attitude de supplication, pour demander grâce. Aujourd’hui, ce geste a été remplacé par le fait de hisser un drapeau blanc en signe de reddition.

Par ailleurs, on sait aussi qu’au Moyen Âge, le vassal promettait fidélité à son suzerain en joignant les mains. C’est ainsi que le christianisme adoptera le geste en signe de soumission totale de l’homme à l’autorité de Dieu, et les mains jointes en sont venues à exprimer la soumission de l’homme envers son Créateur. Ce geste est conservé aujourd’hui dans le rite de l’ordination sacerdotale : le ministre ordonné met ses mains jointes dans les mains de l’évêque.

Sur le plan spirituel

Joindre les mains est aussi le geste de quelqu’un qui se concentre sur quelque chose, qui intériorise ses sentiments de foi. C’est la posture de mains en paix et qui ne sont pas « distraites » au moment de prier. En outre les mains jointes est le geste de celui qui a conscience d’être en présence de Dieu ; c’est donc un geste d’humilité, d’attitude priante et confiante. C’est le geste le plus approprié à la célébration liturgique quand les mains ne doivent pas être utilisées autrement dans d’autres rites, et c’est enfin la meilleure attitude au moment de prendre la communion.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s